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Les travaux
sont entrepris à la suite d'un dialogue nécessaire et souvent fructueux
avec les conservateurs responsables des collections. Les interventions
réalisées sont avant tout des traitements de préservation
(consolidation des supports, élimination des micro-organismes en
autoclave, reconstitution des lacunes, doublage, isolation...) qui
obéissent au principe de réversibilité. Il y a là une prise de position
nette. Nous ne souhaitons pas entreprendre, comme certaines écoles le
proposent, des travaux de restauration chimique pour la simple et bonne
raison que le résultat est aléatoire, le principe de réversibilité
bafoué, et que la structure argentique de l'image en est gravement
modifiée.
Les incunables de la
photographie ont à peine plus de cent cinquante ans. C'est dire s'ils
sont récents et c'est souligner également notre responsabilité face à
des documents que nous avons pour devoir de transmettre intacts aux
générations futures. Les traitements chimiques doivent nous intéresser
dans le cadre de la recherche et de l'expérimentation mais en aucun cas
dans le cadre de notre pratique quotidienne.
Cette parenthèse refermée,
notons encore que l'ensemble des paramètres relevés et des résultats
obtenus sont consignés, pour chaque phototype, dans un rapport de
restauration. Ainsi, d'autres après nous, pourront reprendre à la base
nos travaux avec peut être une autre philosophie et sans doute de
nouvelles techniques issues des progrès technologiques. |
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